Un samedi peut ensoleillé comme beaucoup d'autre.
Un faux jean, des boots, du café et des clopes.
Une impression de déjà vu, de routine, de sécurité, de bien-être.
Un semblant de plaisir, un semblant de retour en arrière.
La gueule anesthésiée par les coups du passé prête à affronter une fois de plus le futur, la gueule embuée par les excès du passé qui manque sans manquer.
Quand le week-end dernier on m'a demandé si mon train de vie d'avant me manquait je n'ai pas su dire oui ou non. En faite c'est oui et non la réponse.
Oui ça me manque cette impression d'être maitre de soi quand enfin de compte tous se casse la gueule oui ça me manque les soirées sans souvenir comme un alzheimer rédempteur oui ça me manque cette impression d'appartenance à une bande qui refuse le système tout en étant en plein dedans mais refusant de se l'avouer oui ça me manque cette inconscience complète oui ça me manque cette liberté créée de toute pièce enfin de compte tout à fait virtuelle mais qu'on crois bien réelle.
Non ça ne me manque pas ce gouffre que je sentais sous mes pieds à chaque pas non ça ne me manque pas cet individualisme que chacun avait en soi non ça ne me manque pas cette dépendance qu'on croit crontrôler alors que ce n'est pas le cas non ça ne me manque pas les fins de soirées on tout se casse la gueule non ça ne me manque pas cette incoscience complète non ça ne me manque pas cette hypocrisie sans borne
non ça ne me manque pas non ça ne me manque pas.
Cette putain de question m'a replongée dans ce que j'ai pu faire, dans ce que j'ai pu être.
Fallait bien que ça arrive un jour, j'ai tellement voulu imaginer que ça n'étais jamais arrivé qu'un jour ou l'autre ça allait bien me revenir en pleine gueule. C'est pas de la nostalgie, pour rien au monde je ne redeviendrais celle là mais je sais pertinemment que si je repartais de zéro je le referait.


Une impression de déjà vu, de routine, de sécurité, de bien-être.
Un semblant de plaisir, un semblant de retour en arrière.
La gueule anesthésiée par les coups du passé prête à affronter une fois de plus le futur, la gueule embuée par les excès du passé qui manque sans manquer.
Quand le week-end dernier on m'a demandé si mon train de vie d'avant me manquait je n'ai pas su dire oui ou non. En faite c'est oui et non la réponse.
Oui ça me manque cette impression d'être maitre de soi quand enfin de compte tous se casse la gueule oui ça me manque les soirées sans souvenir comme un alzheimer rédempteur oui ça me manque cette impression d'appartenance à une bande qui refuse le système tout en étant en plein dedans mais refusant de se l'avouer oui ça me manque cette inconscience complète oui ça me manque cette liberté créée de toute pièce enfin de compte tout à fait virtuelle mais qu'on crois bien réelle.
Non ça ne me manque pas ce gouffre que je sentais sous mes pieds à chaque pas non ça ne me manque pas cet individualisme que chacun avait en soi non ça ne me manque pas cette dépendance qu'on croit crontrôler alors que ce n'est pas le cas non ça ne me manque pas les fins de soirées on tout se casse la gueule non ça ne me manque pas cette incoscience complète non ça ne me manque pas cette hypocrisie sans borne
non ça ne me manque pas non ça ne me manque pas.
Cette putain de question m'a replongée dans ce que j'ai pu faire, dans ce que j'ai pu être.
Fallait bien que ça arrive un jour, j'ai tellement voulu imaginer que ça n'étais jamais arrivé qu'un jour ou l'autre ça allait bien me revenir en pleine gueule. C'est pas de la nostalgie, pour rien au monde je ne redeviendrais celle là mais je sais pertinemment que si je repartais de zéro je le referait.


0 commentaires:
Enregistrer un commentaire